Artiste : Patricia Berquin

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PATRICIA BERQUIN

Sculpteur

Patricia Berquin utilise la technique du Nouage. Non enseignée dans les écoles, cette technique se transmet essentiellement oralement. Le noeud est universel : on le retrouve sur tous les continents. Ses sculptures sont nouées, elle travaille sur ses genoux ou sur un support, cela lui permet de modeler des fibres de toutes sorte. L’aiguille et le fil de lin sont utilisés pour assembler les différentes parties nouées.

Technique universelle, et pourtant oubliée. On trouve des vestiges avec des noeuds sur différents continents : des temples Incas aux tombeaux des pharaons en passant par les temples Chinois ou habitations grecques et, en France, c’est sous Louis XIV qu’il connaît son apothéose. C’est un des deux noeuds de base du macramé. Le noeud sert de fil conducteur. Il est le lien entre deux cordes, le lien entre tradition et transmission. Il persévère la tradition.

Elle explique : « Depuis mon séjour en Afrique, mon travail s’est particulièrement attaché à la bouche, celle qui raconte, qui transmet…. Tous mes personnages témoignent et transmettent… Le choix des cordes n’est pas anodin : il y a les cordes rigides, souples, grosses, très fines, brillantes ou mates, rugueuses ou duveteuses…

Chaque corde est choisie en fonction de ce qu’elle dégage. Un dialogue avec la matière est nécessaire pour pouvoir rendre l’émotion du personnage. Les couleurs aussi ont leur rôle. Les personnages représentant la vie quotidienne, la joie, la jeunesse, sont dansdes couleurs vives (rouge, bleu, jaune, vert…).

Des tissus colorés découpés donnent le ton : des noeuds qui racontent le quotidien... des nœuds aux couleurs d’Afrique… des nœuds d’ailleurs…»

« C’est au bout de la vieille corde qu’on tisse la nouvelle » Proverbe africain

« Patricia Berquin s’est fait une spécialité des poupées - elle préfère parler de sculptures - grand format, qu’elle conçoit comme des installations. Elle utilise presque exclusivement la technique du nouage, qu’elle parvient à travailler d’une manière suffisamment fine pour donner à chacun de ses personnages sa propre expression. Elle voue d’ailleurs une véritable passion pour la confection des visages et des mains, organes de la transmission orale si chère aux peuples d’Afrique, où elle a vécu quelques années, et dont elle conserve une influence manifeste »

Dominique Amatulli

Source : Site internet Patricia Berquin www.pat-berquin-sculpture.odexpo.com